﻿{"id":15500,"date":"2026-06-02T11:53:35","date_gmt":"2026-06-02T10:53:35","guid":{"rendered":"https:\/\/italy-trails.com\/buffalo-bill-rome-defi-butteri\/"},"modified":"2026-11-02T19:10:22","modified_gmt":"2026-11-02T18:10:22","slug":"buffalo-bill-rome-defi-butteri","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/italy-trails.com\/fr\/buffalo-bill-rome-defi-butteri\/","title":{"rendered":"Buffalo Bill \u00e0 Rome\u00a0: le jour o\u00f9 les cow-boys italiens ont battu le Far West"},"content":{"rendered":"<p>Le matin du 9&nbsp;mars 1890, le plus grand showman du monde plia bagage et quitta Rome \u00e0 la faveur de l\u2019aube. Il devait 500&nbsp;lires \u00e0 un duc et n\u2019avait aucune intention de les payer.<\/p>\n<p>Il s\u2019appelait William Frederick Cody \u2014&nbsp;Buffalo Bill&nbsp;\u2014 et la veille, dans une ar\u00e8ne boueuse en bordure de la ville, une poign\u00e9e de cavaliers italiens des marais pontins avait accompli ce que personne, d\u2019un c\u00f4t\u00e9 comme de l\u2019autre de l\u2019Atlantique, ne croyait possible&nbsp;: battre ses cow-boys sur leur propre terrain.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019un des \u00e9pisodes les plus savoureux de la longue et color\u00e9e histoire de Rome&nbsp;: le jour o\u00f9 le mythe de la Fronti\u00e8re am\u00e9ricaine s\u2019est heurt\u00e9 \u00e0 la fiert\u00e9 tranquille et t\u00eatue de la campagne italienne, et o\u00f9 c\u2019est la Fronti\u00e8re qui a cill\u00e9 la premi\u00e8re.<\/p>\n<h2>Le cirque arrive en ville<\/h2>\n<p>Buffalo Bill arriva en Italie en f\u00e9vrier 1890. Il parcourait l\u2019Europe depuis des ann\u00e9es avec son Wild West Show, un colossal spectacle itin\u00e9rant qui apportait la mythologie de la Fronti\u00e8re am\u00e9ricaine \u00e0 des publics n\u2019ayant jamais rien vu de tel. Le spectacle proposait attaques de diligences, d\u00e9monstrations de tir, batailles \u00e0 cheval et artistes ayant r\u00e9ellement v\u00e9cu les histoires qu\u2019ils rejouaient. Au fil des ann\u00e9es, la troupe avait compt\u00e9 des figures comme Sitting Bull.<\/p>\n<p>La caravane qui entra dans Rome \u00e9tait d\u2019une ampleur stup\u00e9fiante&nbsp;: des centaines d\u2019artistes, de chevaux, de bisons, et assez de mat\u00e9riel pour remplir des dizaines de wagons. Ils avaient travers\u00e9 l\u2019oc\u00e9an jusqu\u2019\u00e0 Naples, s\u2019y \u00e9taient produits devant des foules enthousiastes, puis \u00e9taient remont\u00e9s vers la capitale par la Via Appia. Pour les repr\u00e9sentations romaines, une immense ar\u00e8ne en fer \u00e0 cheval fut \u00e9rig\u00e9e dans le secteur de Prati di Castello, encore rural, entre le Monte Mario et le Tibre, dans l\u2019actuel quartier de Prati.<\/p>\n<p>L\u2019op\u00e9ration qui pr\u00e9c\u00e9da la premi\u00e8re serait famili\u00e8re \u00e0 n\u2019importe quel responsable marketing d\u2019aujourd\u2019hui. Rome fut couverte d\u2019affiches, de prospectus et d\u2019annonces dans les journaux. L\u2019engouement \u00e9tait \u00e9norme. Quand la premi\u00e8re repr\u00e9sentation commen\u00e7a, le 20&nbsp;f\u00e9vrier \u00e0 quatorze heures trente, les 5&nbsp;000&nbsp;places de l\u2019ar\u00e8ne furent loin de suffire. Le billet co\u00fbtait cinq lires \u2014&nbsp;une somme importante \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 un ouvrier gagnait deux ou trois lires par jour&nbsp;\u2014 et pourtant on faisait la queue pendant des heures.<\/p>\n<p>Le spectacle fut \u00e0 la hauteur de ses promesses&nbsp;: cow-boys sur des chevaux sauvages, d\u00e9monstrations de lasso, fausses attaques de diligences, danses de guerre et, au centre de tout, la haute silhouette th\u00e9\u00e2trale de Cody lui-m\u00eame, entrant dans l\u2019ar\u00e8ne cheveux au vent et v\u00eatu de cuir \u00e0 franges, tirant au Winchester sur des boules de verre lanc\u00e9es en l\u2019air. Rome fut subjugu\u00e9e. Pendant plusieurs semaines, on ne parla que du Wild West Show.<\/p>\n<p>M\u00eame le pape s\u2019en m\u00eala. L\u00e9on&nbsp;XIII re\u00e7ut Buffalo Bill et sa troupe en audience priv\u00e9e au Vatican. Selon les r\u00e9cits de l\u2019\u00e9poque, cow-boys et Am\u00e9rindiens s\u2019agenouill\u00e8rent respectueusement et se sign\u00e8rent \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du pontife. Une sc\u00e8ne digne du spectacle lui-m\u00eame.<\/p>\n<h2>Le d\u00e9fi du duc<\/h2>\n<p>Parmi les aristocrates romains venus au spectacle se trouvait Onorato Caetani, duc de Sermoneta, dont la famille poss\u00e9dait depuis des si\u00e8cles d\u2019immenses terres dans la plaine pontine, au sud de Rome. Les domaines des Caetani \u00e9taient un pays d\u2019\u00e9levage&nbsp;: plat, mar\u00e9cageux, infest\u00e9 par la malaria en \u00e9t\u00e9, et travaill\u00e9 par une cat\u00e9gorie de cavaliers appel\u00e9s <em>butteri<\/em>.<\/p>\n<p>Les butteri \u00e9taient les cow-boys des marais italiens, m\u00eame s\u2019ils n\u2019auraient jamais employ\u00e9 ce mot. C\u2019\u00e9taient des hommes rudes et taiseux qui passaient leur vie \u00e0 cheval, menant des troupeaux semi-sauvages de bovins et de chevaux sur les p\u00e2turages d\u00e9tremp\u00e9s de l\u2019Agro Pontino. Ils portaient des pantalons de velours c\u00f4tel\u00e9 sombre, des vestes de velours, des chapeaux noirs et de lourdes capes contre la pluie. Ils maniaient de longues perches plut\u00f4t que des lassos. Aucune mythologie ne les entourait, ni romans populaires, ni cirque. Ils \u00e9taient simplement tr\u00e8s, tr\u00e8s dou\u00e9s avec les chevaux.<\/p>\n<p>Le duc regarda les cow-boys de Buffalo Bill ex\u00e9cuter leurs num\u00e9ros de dressage et ne fut pas impressionn\u00e9. Lors d\u2019une r\u00e9ception avec l\u2019entourage du spectacle, il laissa entendre que ses butteri pouvaient en faire autant, et sans doute mieux. La remarque parvint aux oreilles de Cody qui, jamais du genre \u00e0 laisser passer un d\u00e9fi, invita le duc \u00e0 le prouver.<\/p>\n<p>Les conditions furent fix\u00e9es. Un pari de 500&nbsp;lires \u2014&nbsp;une petite fortune&nbsp;\u2014 fut engag\u00e9 sur une \u00e9preuve simple&nbsp;: les butteri tenteraient de seller et de monter les chevaux sauvages am\u00e9ricains de Buffalo Bill sans \u00eatre d\u00e9sar\u00e7onn\u00e9s, et les cow-boys feraient de m\u00eame avec les chevaux semi-sauvages des marais pontins. La date fut fix\u00e9e au 8&nbsp;mars.<\/p>\n<h2>Le jour du d\u00e9fi<\/h2>\n<p>Ce matin-l\u00e0, Rome se r\u00e9veilla sous la pluie. Une pluie lourde et tenace, de celles qui changent la terre en boue et compliquent tout. L\u2019ar\u00e8ne de Prati di Castello \u00e9tait tremp\u00e9e. Le sol \u00e9tait devenu un mar\u00e9cage, ce qui, pour des hommes ayant grandi dans les marais de l\u2019Agro Pontino, ressemblait beaucoup \u00e0 la maison.<\/p>\n<p>Les butteri arriv\u00e8rent ce jour-l\u00e0 men\u00e9s par deux <em>capi mandriani<\/em> \u2014&nbsp;chefs de troupeau&nbsp;\u2014 des domaines du duc&nbsp;: Alfonso Ferrazza et un jeune homme de Cisterna di Latina nomm\u00e9 Augusto Imperiali, que tout le monde appelait <em>Augustarello<\/em>. Avec eux venaient Francesco Costanzi, Cesare Fabbri, Achille Fasciani, Achille Laurenti, Angelo Petecchi, Bernardo Quinti et Filippo Valentini. Neuf hommes v\u00eatus de sombre, couverts de boue avant m\u00eame d\u2019entrer dans l\u2019ar\u00e8ne, sans cuir \u00e0 franges ni fanfare.<\/p>\n<p>La foule \u00e9tait immense. Malgr\u00e9 la pluie, des milliers de personnes \u00e9taient venues, payant plein tarif un spectacle que les journaux annon\u00e7aient depuis des jours. Les Am\u00e9ricains commenc\u00e8rent, en tentant de monter les chevaux italiens. Les b\u00eates pontines n\u2019avaient rien \u00e0 voir avec les chevaux dress\u00e9s du spectacle&nbsp;: plus petites, nerveuses, impr\u00e9visibles et parfaitement r\u00e9tives. L\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre, les cow-boys mordirent la poussi\u00e8re.<\/p>\n<p>Puis ce fut le tour des butteri avec les chevaux am\u00e9ricains. Les b\u00eates ruaient, se tordaient, se cabraient. Rien n\u2019y fit. Les Italiens tinrent bon. Et vint Augustarello.<\/p>\n<p>Imperiali s\u2019approcha de son cheval avec le calme d\u2019un homme qui faisait cela chaque jour depuis qu\u2019il savait tenir en selle. Le cheval se d\u00e9battit. Imperiali, non. Il absorba chaque mouvement, se cala sur le rythme de l\u2019animal et, en quelques instants, le menait au galop autour de l\u2019ar\u00e8ne en agitant son chapeau devant la foule en d\u00e9lire.<\/p>\n<p>Les butteri avaient gagn\u00e9. L\u2019ar\u00e8ne explosa.<\/p>\n<h2>Le lendemain matin<\/h2>\n<p>La suite d\u00e9pend de la version \u00e0 laquelle on croit, et \u00e0 Rome, il y en a toujours au moins deux.<\/p>\n<p>Dans l\u2019une, Buffalo Bill accepta la d\u00e9faite avec \u00e9l\u00e9gance. Il fit servir du champagne aux vainqueurs et, tandis que les bouchons sautaient, offrit au public un dernier num\u00e9ro de tir en abattant les bouchons en plein vol sans manquer un seul coup. Un showman jusqu\u2019au bout.<\/p>\n<p>Dans l\u2019autre \u2014&nbsp;celle que les Romains pr\u00e9f\u00e8rent raconter depuis plus d\u2019un si\u00e8cle&nbsp;\u2014, Cody prit tr\u00e8s mal la d\u00e9faite. Piqu\u00e9 au vif par l\u2019humiliation de voir ses cow-boys surpass\u00e9s par des gardiens de troupeaux italiens inconnus, et peu dispos\u00e9 \u00e0 se s\u00e9parer des 500&nbsp;lires qu\u2019il devait au duc de Sermoneta, il fit ce que ferait toute l\u00e9gende de la Fronti\u00e8re qui se respecte&nbsp;: il prit la fuite. Le lendemain, avant l\u2019aube, tout le Wild West Show fut d\u00e9mont\u00e9. Tentes repli\u00e9es, chariots charg\u00e9s, chevaux rassembl\u00e9s. Quand Rome se r\u00e9veilla, Buffalo Bill avait disparu, et les 500&nbsp;lires du duc avec lui.<\/p>\n<p>La dette fut-elle jamais r\u00e9gl\u00e9e&nbsp;? Le d\u00e9bat reste ouvert localement. Ce qui ne se discute pas, c\u2019est que lorsque Buffalo Bill revint en Italie en 1906 pour une autre tourn\u00e9e \u2014&nbsp;avec des repr\u00e9sentations \u00e0 Milan, V\u00e9rone, Bologne et Palerme&nbsp;\u2014, il \u00e9vita soigneusement Rome.<\/p>\n<p>Dans le dialecte romain, il existe un mot pour les dettes impay\u00e9es&nbsp;: <em>buffi<\/em>. Laisser derri\u00e8re soi ses <em>buffi<\/em>, c\u2019est la marque d\u2019un fripon, de celui qui file par la porte de derri\u00e8re en laissant l\u2019addition sur la table. L\u2019\u00e9pisode donna ainsi naissance \u00e0 un dicton que les Romains r\u00e9p\u00e8tent encore en souriant chaque fois que quelqu\u2019un s\u2019esquive sans payer&nbsp;: \u00ab&nbsp;<strong><em>Pure Bufalo Bill lascia li buffi<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb, m\u00eame Buffalo Bill laisse ses dettes. Le genre de r\u00e9plique que seule une ville forte de deux mille ans de pratique de la moquerie pouvait produire.<\/p>\n<h2>Le h\u00e9ros de Cisterna<\/h2>\n<p>Augusto Imperiali retourna dans les marais pontins et reprit le travail. Ce n\u2019\u00e9tait pas un showman. C\u2019\u00e9tait un buttero, et les butteri ne cherchaient pas la gloire. Mais la gloire le trouva quand m\u00eame.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es et d\u00e9cennies qui suivirent, <em>Augustarello<\/em> devint un h\u00e9ros populaire. Sa victoire sur les cow-boys entra dans la tradition orale locale et fut racont\u00e9e avec un plaisir croissant \u00e0 chaque r\u00e9union. Une \u00e9cole de Cisterna di Latina porte son nom. Une statue fut \u00e9rig\u00e9e en son honneur. Son histoire inspira des livres, des articles et m\u00eame une bande dessin\u00e9e biographique. Il fut interview\u00e9 \u00e0 maintes reprises au cours de sa longue vie, racontant toujours la m\u00eame journ\u00e9e \u2014&nbsp;le 8&nbsp;mars 1890&nbsp;\u2014 avec la m\u00eame sobri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Imperiali mourut en 1954, \u00e0 quatre-vingt-neuf ans. Il repose au cimeti\u00e8re de Cisterna di Latina, une tombe modeste pour un homme qui, l\u2019espace d\u2019un apr\u00e8s-midi dans une ar\u00e8ne romaine noy\u00e9e sous la pluie, prouva qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas besoin d\u2019un Wild West Show pour savoir monter \u00e0 cheval. Il suffisait d\u2019un marais, d\u2019un troupeau et d\u2019une vie de pratique.<\/p>\n<h2>Un western italien<\/h2>\n<p>L\u2019histoire de Buffalo Bill et des butteri est, au fond, une histoire de deux formes d\u2019authenticit\u00e9. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, la version polie et th\u00e9\u00e2trale de la Fronti\u00e8re&nbsp;: l\u2019Am\u00e9rique des romans populaires et des pistes de cirque, o\u00f9 le danger \u00e9tait chor\u00e9graphi\u00e9 et l\u2019h\u00e9ro\u00efsme un num\u00e9ro. De l\u2019autre, la r\u00e9alit\u00e9 sans fard d\u2019hommes qui travaillaient avec des b\u00eates sur un territoire difficile et n\u2019avaient jamais pens\u00e9 en faire un spectacle.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi, sans aucun doute, une histoire romaine. Les Romains ont toujours aim\u00e9 voir les puissants rabattre leur caquet, et l\u2019image d\u2019une poign\u00e9e de gardiens de troupeaux crott\u00e9s humiliant le showman le plus c\u00e9l\u00e8bre du monde n\u2019a rien perdu de sa saveur en 136&nbsp;ans. Si vous vous promenez aujourd\u2019hui dans le quartier de Prati \u2014&nbsp;\u00e9l\u00e9gants immeubles et rues anim\u00e9es&nbsp;\u2014, rien ne laisse deviner qu\u2019une ar\u00e8ne s\u2019\u00e9levait l\u00e0, ni que des milliers de personnes y acclam\u00e8rent un homme nomm\u00e9 Augustarello chevauchant un cheval sauvage vers la l\u00e9gende.<\/p>\n<p>L\u2019Italie regorge d\u2019histoires comme celle-ci&nbsp;: des moments o\u00f9 le grand r\u00e9cit croise le r\u00e9cit local, et o\u00f9 le local l\u2019emporte. 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La ville a une petite statue d\u00e9di\u00e9e \u00e0 son buttero le plus c\u00e9l\u00e8bre. La plaine pontine, ass\u00e9ch\u00e9e dans les ann\u00e9es 1930, n\u2019est plus le marais sauvage que parcouraient les butteri, mais son paysage plat et vaste garde encore l\u2019\u00e9cho de ce monde ancien.<\/p>\n<p>Pour d\u2019autres histoires de l\u2019Italie qui existe au-del\u00e0 des guides \u2014&nbsp;des h\u00e9ros oubli\u00e9s aux rencontres inattendues&nbsp;\u2014, explorez les itin\u00e9raires et les inspirations d\u2019<a href=\"https:\/\/italy-trails.com\/fr\/\">Italy Trails<\/a>.<\/p>\n<p>Et si vous vous trouvez un jour \u00e0 Prati par un apr\u00e8s-midi pluvieux de mars, ayez une pens\u00e9e pour le matin o\u00f9 le plus grand showman du monde plia son cirque dans le noir, quitta Rome sur la pointe des pieds et ne revint jamais. Certaines dettes, semble-t-il, sont plus faciles \u00e0 esquiver qu\u2019un cheval pontin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Suivez les routes de l\u2019histoire<\/strong><\/p>\n<p>De la Via Appia \u00e0 la plaine pontine, des recoins cach\u00e9s de Rome aux villages oubli\u00e9s du temps&nbsp;: d\u00e9couvrez l\u2019Italie \u00e0 votre rythme avec un itin\u00e9raire en libert\u00e9 Italy Trails.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/italy-trails.com\/fr\/\"><strong>Pr\u00e9parez votre voyage en Italie \u2192<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le matin du 9&nbsp;mars 1890, le plus grand showman du monde plia bagage et quitta Rome \u00e0 la faveur de l\u2019aube. Il devait 500&nbsp;lires \u00e0 un duc et n\u2019avait aucune intention de les payer. 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